Texte de la question : 

Le 14 juin 2026, entre 20 000 et 30 000 manifestantes et manifestants ont défilé à Genève pour la Grève féministe, contre les guerres et contre le sommet du G7 d’Evian. Ce moment était le point d’orgue de plusieurs jours de rencontres et de débats qui se sont tenus dans de très bonnes conditions. La manifestation, autorisée par les autorités cantonales, s’est très largement déroulée dans une ambiance festive, accueillante et conviviale. Elle a permis de faire entendre des messages forts en faveur de la paix, de la justice, de l’égalité et de l’écologie. Situés intégralement sur le territoire de la Ville de Genève, la manifestation et son
parcours ont fait l’objet d’un important dispositif sécuritaire: blocage de rues, grillages canalisant les flux sur les quais, forte présence policière à travers toute la ville, etc.

Lors de la deuxième partie du parcours, des heurts ont éclaté (au niveau de la place des Nations puis à hauteur du croisement rue de Lausanne – rue de la Paix) et une nasse policière a été mise en place à proximité du parc Mon-Repos, privant de mouvement près de 550 personnes. Parmi celles-ci, des personnes mineures mais aussi âgées, des touristes, des journalistes et des employés de la buvette à proximité ont passé plusieurs heures (jusqu’à dix heures pour certains) privés de liberté dans des conditions difficiles selon de très nombreux témoignages: pas de toilettes, pas de nourriture, remise tardive d’eau et de couvertures de survie, ainsi qu’une absence d’informations claires quant aux motifs de la contrainte. La proportionnalité de cette mesure est dénoncée par plusieurs associations reconnues de défense des droits humains.
Au niveau cantonal, les Verts genevois et les Vertes genevoises demandent, par le biais de la motion M 3239, une enquête immédiate sur la pratique de la nasse policière pendant la manifestation No-G7. Compte tenu de ces éléments, les signataires souhaitent avoir les réponses du Conseil administratif sur les éléments suivants:
− Quelle est la position du Conseil administratif sur le lancement d’une enquête indépendante afin de faire la lumière sur les moyens de contrôle utilisés avant, pendant et après la manifestation, et visant à clarifier la chaîne de commandement ayant abouti à la mise en place de cette nasse policière?

− Dans quelle mesure la police municipale a-t-elle été impliquée dans les événements du dimanche 14 juin (manifestation, heurts et nasse policière)?

− Combien d’agentes et d’agents de la police municipale (APM) ont été mobilisés
durant la journée du 14 juin?

− De quelle manière la Ville de Genève et ses services ont-ils été impliqués en amont et pendant la manifestation dans le dispositif sécuritaire entourant le parcours? Cas échéant, est-ce que la Ville de Genève a émis un avis sur ce dispositif sécuritaire, et si oui, lequel?

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