[Projet de délibération] Pour passer (enfin) à l’action sur la pointe sud de Plainpalais !
Motion du 15 septembre 2026 de Simon Gaberell, Matthias Erhardt, Louise Kasser Genecand, Cyril Alispach, Laurence Corpataux, Alpha Dramé, Laurence Desarzens, Sophie Desbiolles, Valentin Dujoux, Sara de Maio, Leyma Wisard Prado, Omar Azzabi, Hanumsha Qerkini, Didier Bonny
La plaine de Plainpalais constitue l’un des principaux espaces publics du centre-ville mais également l’un de ses îlots de chaleur les plus emblématiques. Lors des fortes chaleurs, sa forte minéralité et son faible ombrage rendent une grande partie de la plaine difficilement praticable. Des mesures réalisées par l’Université de Genève en 2026 ont relevé des températures au sol pouvant atteindre 55 °C.
Cette situation est connue depuis plusieurs années. Le Conseil municipal a ainsi accepté en 2023 la motion M-1496 « Pour que la plaine de Plainpalais ne soit plus un îlot de chaleur mais un îlot de verdure ! ». Celle-ci demande précisément qu’un crédit d’étude soit proposé pour le réaménagement de la pointe sud, avec davantage de végétation, des arbres et des équipements publics, notamment pour les enfants.
La réponse du Conseil administratif et les travaux menés autour de cette motion ont rappelé les contraintes liées aux nombreux usages de la plaine – marchés, manifestations, cirques ou encore circulation piétonne – mais ont également confirmé que la pointe sud pouvait faire l’objet d’une amélioration et être étudiée sous l’angle de la végétalisation.
Trois ans après l’acceptation de la motion, il est désormais nécessaire de passer à sa mise en œuvre. Le présent projet de délibération vise donc à donner au Conseil administratif les moyens d’étudier concrètement la transformation de la pointe sud afin d’y créer davantage d’ombre et de fraîcheur, tout en maintenant les usages compatibles avec ce secteur de la plaine.
L’étude devra notamment examiner le renforcement de l’arborisation et des surfaces végétalisées de la pointe sud, l’amélioration générale de l’ombrage et la création d’un jeu d’eau accessible librement à la population. Celui-ci pourrait être implanté à la pointe sud et/ou à proximité de la place de jeux et du skatepark, afin de répondre en particulier aux besoins des enfants et des familles.
Considérant,
- que la plaine de Plainpalais constitue un important îlot de chaleur au cœur d’un quartier dense et fortement minéralisé ;
- que les épisodes de canicule sont appelés à devenir plus fréquents et plus intenses ;
- que la pointe sud de la plaine dispose d’un potentiel de transformation permettant de créer davantage d’ombre, de végétation et de fraîcheur ;
- que le Conseil municipal a accepté en 2023 la motion M-1496 « Pour que la plaine de Plainpalais ne soit plus un îlot de chaleur mais un îlot de verdure ! » ;
- que cette motion demande précisément au Conseil administratif de proposer un crédit d’étude pour le réaménagement de la pointe sud de la plaine ;
- qu’il convient désormais de donner les moyens nécessaires à sa mise en œuvre.
Le Conseil municipal,
vu l’article 30, alinéa 1, lettre e), de la loi sur l’administration des communes du 13 avril 1984;
sur proposition de plusieurs de ses membres, décide :
Article premier. – Il est ouvert au Conseil administratif un crédit de 2 500 000 francs destiné aux études des mesures de réaménagement de la pointe sud et de l’amélioration du confort climatique de la plaine de Plainpalais, comprenant notamment le renforcement de l’arborisation et des surfaces végétalisées, l’amélioration de l’ombrage ainsi que la création d’un jeu d’eau, à la pointe sud et/ou à proximité de la place de jeux, ainsi que la planification d’une phase de concertation publique avec les habitantes et habitants, les commerçants et commerçantes, et les usagers et usagères de la plaine.
Art. 2. – Au besoin, il sera provisoirement pourvu à la dépense prévue à l’article premier au moyen d’emprunts à court terme à émettre au nom de la Ville de Genève, à concurrence de 2 500 000 francs.
Art. 3. – La dépense prévue à l’article premier sera inscrite à l’actif du bilan de la Ville de Genève, dans le patrimoine administratif. Si l’étude est suivie d’une réalisation, la dépense ajoutée à celle de l’étude sera amortie sur la durée d’amortissement de la réalisation. Sinon, l’étude sera amortie selon les règles en vigueur.