Échos du Conseil municipal du 28 septembre 2026
Retrouvez les moments forts de ces sessions tels que racontés par la Conseillère municipale Laurence Corpataux.
Laurence Corpataux
Conseillère municipaleQuelle est, selon toi, la principale décision à retenir lors de cette séance du Conseil municipal ?
Le projet de budget 2027 a été renvoyé en commissions pour examen. Avec un déficit annoncé de 69,2 millions de francs et 180 millions d’investissements, les débats ont portés autant sur les équilibres financiers que sur les choix politiques pour notre ville. La baisse de l’impôt cantonal sur le revenu représente une perte estimée à 53 millions de francs par an pour la Ville. À cela pourraient s’ajouter de nouveaux reports de charges du Canton. Les Vert-e-s refusent que les communes deviennent une variable d’ajustement des finances cantonales.
L’enjeu sera de préserver les prestations essentielles et de répondre aux besoins d’une ville qui grandit. Le groupe a soutenu le choix du Conseil administratif de poursuivre le développement des places d’accueil en crèche. Néanmoins, certains choix devront être examinés attentivement, notamment les 1,7 million de francs de réductions de subventions culturelles, principalement sur de petites entités, les moyens consacrés à la rénovation des bâtiments et à la transition énergétique, climatique afin d’assurer une qualité de vie en ville.
Notre ligne est claire : préserver les prestations, défendre la justice sociale et donner à Genève les moyens de rester une ville vivable, solidaire et durable.
Quels sont les autres grands sujets qui ont été traités et quelle était la position défendue par les Vert-e-s ?
L’autre grand sujet était le budget 2026-2027 du Grand Théâtre (GTG) que les Vert-e-s ont voté par pragmatisme : la saison étant déjà engagée, la marge de manœuvre était limitée, mais ce vote ne constitue pas un blanc-seing.
Le GTG affiche un déficit de 800’000 francs, auquel s’ajoutent 3,58 millions de coûts exceptionnels liés au déménagement. Mais le problème est plus ancien : le déficit structurel perdure depuis plus de dix ans et 27 % des revenus dépendent du mécénat et des partenariats.
Nous demandons donc une vision consolidée du coût réel du GTG pour les collectivités publiques, des productions et des recettes propres. Le Conseil municipal doit pouvoir disposer d’une information claire pour exercer son rôle ainsi que d’un plan financier et stratégique à long terme, les déficits ne pouvant être compensés année après année par des rallonges et des crédits extraordinaires.
Cette réflexion doit s’inscrire dans une politique culturelle équilibrée : sans opposer les institutions, nous défendons une répartition équitable des ressources, notamment en faveur des musiques actuelles et de la diversité culturelle.