Échos du Conseil municipal des 27 et 28 octobre 2026
Retrouvez les moments forts de ces sessions tels que racontés par la Conseillère municipale Sophie Desbiolles.
Sophie Desbiolles
Conseillère municipaleQuelle est, selon toi, la principale décision à retenir lors de cette séance du Conseil municipal ?
Le Conseil municipal s’est prononcé sur un crédit de 500’000 CHF pour ouvrir le plus rapidement possible la campagne Masset. Ce montant, destiné à des travaux de sécurisation, permet d’honorer une promesse de campagne : ouvrir le parc à la population le plus rapidement possible. La droite a tout tenté pour priver les habitants de ce quartier d’un espace de verdure et de fraicheur à l’été 2027. Le projet demandera de trouver le bon équilibre entre préserver la biodiversité et assurer une accessibilité aux habitants. Ce premier pas a été accepté par une majorité du plénum.
Quelle était l’urgence verte pour cette session ?
Le groupe a présenté l’une des motions de notre paquet canicule, la M-1977 « Éteignez la surchauffe : cartographier les risques et accélérer le rafraîchissement des logements de la Ville de Genève » comme urgence. L’été aussi, un logement doit rester habitable. Après l’été 2026, il y a urgence à agir pour éviter que les appartements ne se transforment en pièges thermiques. La Ville de Genève dispose d’un levier majeur avec son patrimoine immobilier. Il faut donc identifier rapidement les logements les plus exposés à la surchauffe et prioriser les interventions. La motion a été renvoyée en commission du logement.
Quels sont les autres grands sujets qui ont été traités et quelle était la position défendue par les Vert-e-s ?
Les Vert-e-s ont voté en faveur de l’urgence d’Ensemble à Gauche, la résolution 340 pour défendre l’accès aux soins. Sans surprise, les primes d’assurance-maladie 2027 sont en hausse. Le petit truc en plus, c’est un vote au niveau fédéral en faveur d’un durcissement des conditions de remboursement des psychothérapies via une motion PLR-UDC – encore eux. S’il s’agit d’un sujet traité à Berne, il n’en reste pas moins essentiel que la Ville affirme une position forte pour protéger ses habitant-es. En effet, les villes sont en première ligne pour constater les dégâts des politiques fédérales et cantonales sur les habitant-es. Le coût des primes paupérise de plus en plus les ménages. Mais la santé mentale est un enjeu primordial à défendre, ici, à Genève et à Berne.
Le Conseil municipal est aussi le lieu des mises en abîme absurdes où un débat sur les objets sans débat finit par être le débat le plus long des débats. Vous m’avez suivi ? Il existe une catégorie de traitement pour certains objets dit « sans débat » puisqu’ils sont sortis de commission avec un vote unanime. Mais faut-il considérer une abstention en commission comme une réelle unanimité ? Les Vert-es ont présenté un amendement pour garantir le processus parlementaire tout en conservant une efficacité de travail. Réponse lors d’une prochaine séance puisque ce débat sur les sans-débats sera débattu lors d’un troisième débat ultérieur…