Valentin Dujoux

Conseiller municipal

Quelle est, selon toi, la principale décision à retenir lors de cette séance du Conseil municipal ?

Nous avons débuté la 2e année de législature avec l’élection du Bureau qui sera chargé de coordonner les travaux et des représentations lors des événements protocolaires. Cette année, c’est Anne Carron (LC-VL) qui assumera la présidence. Quant à notre représentant Alpha Oumar Dramé, il est 2e vice-président. Parmi les moments marquants, notons le départ de notre collègue Anna Barseghian, unanimement saluée et chaleureusement applaudie. Et bienvenue à Hanumsha Qerkini qui nous rejoint.

Quelle était l’urgence verte pour cette session ?

Nous avons traité et fait adopter la M-1763 « Préserver et régénérer la pleine terre pour rendre notre ville vivable et adaptée au changement climatique ». Cette motion a remis les enjeux environnementaux et climatiques au cœur du débat, quelques jours après une vague de chaleur exceptionnelle en mai. Alors que les premiers 30°C de l’année ont été atteints, la pleine terre apparaît comme un levier essentiel pour rafraîchir la ville. Rare en milieu urbain, elle doit être protégée et renforcée.

Quels sont les grands sujets qui ont été traités et quelle était la position défendue par les Vert-e-s ?

Lors de cette avant-dernière séance avant la pause estivale, plusieurs textes sur le pont du Mont-Blanc ont été débattus. Après le rejet de la passerelle par 53,9 % des votants fin 2024, des propositions ont émergé et c’est un constat largement partagé: des solutions doivent être trouvées pour ne pas laisser s’enliser un statu quo.

Les Vert-e-s ont alors rappelé leurs priorités : mieux utiliser l’espace existant, redonner de la place aux mobilités qui en manquent, sécuriser les déplacements à vélo et adapter le pont aux nouveaux usages. C’est donc dans cet esprit que nous avons :
– soutenu un crédit de 3,2 millions de CHF pour l’entretien des trottoirs contre la corrosion (PR-1684) et la pétition P-555 demandant de boucler le U cyclable pour plus de sécurité et de confort ;
– refusé l’élargissement proposé par le PLR (PRD-370) et la motion alarmiste de l’UDC (M-1866) qui dramatise l’état des fondations et confond les compétences cantonale et communale.

A plus long terme, l’avenir de cet ouvrage reste ouvert et l’éventuel retour d’un tram (M-1857) est hypothétique. Il s’agira en tout cas de faire évoluer cet édifice emblématique, non pas en l’élargissant, mais en changeant de logique. En matière de mobilité, il est temps de faire des choix éclairés !