Pont du Mont-blanc : changer de logique, pas d’échelle
Le Conseil municipal examinait ce soir plusieurs objets relatifs à l’avenir du pont du Mont-Blanc. Pour les Vert-e-s, le refus par les votant-es de la passerelle piétonne et la crise climatique appellent à anticiper consciencieusement les usages futurs et à réorganiser l’espace actuel au profit des mobilités actives et partagées.
Le refus populaire de la passerelle piétonne a laissé place à un statu quo insatisfaisant : conflits persistants entre piétons et cyclistes, U cyclable incomplet et absence de site propre pour les bus. Les visions pour l’avenir du pont emblématique s’opposent, et ce sont les principes de sécurité, de sobriété et d’anticipation qui ont sous-tendues les votes du groupe Vert.
La solution réside dans une réaffectation des voies de circulation pour redonner de la place à celles et ceux qui en manquent aujourd’hui : les mobilités actives et les transports publics. Le pont du Mont-Blanc doit évoluer avec son temps. Non pas en s’élargissant, mais en changeant de logique.
– déclare Louise Kasser Genecand, conseillère municipale Verte.
Les écologistes ont donc soutenu la pétition demandant la création d’une piste cyclable bidirectionnelle à la place d’une voie de circulation pour les transports individuels motorisés et la motion socialiste visant à anticiper, avec le Canton, un éventuel retour du tram à long terme. Les crédits demandés par le Conseil administratif pour la réfection des trottoirs et le traitement de la corrosion ont également été acceptés, avec une recommandation demandant d’effectuer des comptages avant, pendant et après les travaux pour alimenter de manière objective les futurs choix d’aménagement. Enfin, la demande de crédits proposée par le PLR a été acceptée avec l’amendement écologiste visant à ouvrir le crédit d’études plus largement sur les possibilités d’aménagement du pont, en supprimant la notion d’élargissement.
En revanche, les Vert-e-s ont refusé la motion alarmiste de l’UDC qui dramatise l’état des fondations et confond les compétences cantonales et communales.
Louise Kasser Genecand
Conseillère municipale et co-cheffe de groupe